En core une histoire écrite pour le forum www.steampunk.fr
« Lord Harkness !
- Quoi Joseph ?
- Vous pensez qu’on l’a trouvée ?
- Non ! Ce n’est encore qu’un de ses laboratoires, et vu le niveau de poussière elle n’a pas dut y venir depuis un certain temps. J’en rage ! On a pendu les deux autres mais elle, elle ne cesse de nous échapper ! »
Le docteur Joseph Bell avança un peu au milieu des appareils et des papiers qui trainaient un peu par tout par terre, puis un schéma annoté attira son attention et de sa main gantée le ramassa.
« Je crains qu’on ne soit pas prêt de la retrouver !
- Pourquoi ?
- Et bien mon français est loin d’être parfait mais si j’en crois ses notes elle travaillait sur un moyen de déplacement instantané.
- Comment ça ?
- Si j’en crois ce qu’elle a écrit elle trouvé un moyen de plié l’espace temps aussi facilement que nous plions une feuille de papier. Tenez … »
Le médecin prit la feuille qu’il tenait dans sa main droite et la pris par deux coins opposés.
« Bon vous voyez la distance entre ces deux angles !
- Oui ! »
Le toubib froissa la feuille tout en prenant soin de ne pas lâcher les angles.
« Comme vous pouvez le constater la distance en ligne droite entre ces deux angles a diminuée ! Et bien si je comprends bien ce qui est écrit ici mademoiselle Ayala Badash a trouvée un moyen de…disons traverser le papier…pour passer d’un coin à l’autre de la feuille.
- Oui mais pour allez où ?
- Je sais pas elle ne le dit pas ! Depuis qu’on a pendu son petit ami après cette histoire avec la reine Gloriana elle s’est faite discrète ! Et je pense qu’elle ne souhaite pas qu’on la retrouve elle aussi ! »
Harkness arpenta la pièce en se pinçant l’arrête du nez puis il se retourna vers son partenaire l’air profondément agacé.
« Il n’y a donc absolument aucun moyen de retrouver cette… et merde au diable la politesse… cette emmerdeuse ?
- Calmez-vous sir !
- Me calmer ! A cause d’elle et de ses partenaires j’ai dut bombarder la reine !
- Ce qui vous a valut votre poste actuel ainsi qu’un anoblissement.
- Là n’est pas la question docteur ! Et allez vous oui ou non répondre à ma question ?
- Et bien je suppose qu’en construisant un appareil similaire et en le configurant de la même manière, et d’après ses notes ce devrait être possible, je suppose que oui. Mais si elle a toujours le dispositif il lui suffira de faire un bon et là plus moyen de la retrouver.
- Un problème à la fois ! Avec ce qu’il y a ici vous arriveriez à construire un autre engin ?
- Non ! Je suis médecin je vous le rappel, ici ce qu’il vous faut c’est un physicien ! et un bon ! Je vous conseil d’appeler Scotland Yard pour faire venir le Service de Régulation Scientifique au plus tôt ! »
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Le laboratoire du Service se trouvait dans les sous-sols du 4 Whitehall Place, en fait depuis la création du service en 1893 on n’avait eut de cesse d’agrandir la salle qui s’étendait désormais à perte de vue. Dans la grande pièce se trouvait désormais une véritable petite armée de scientifiques en blouses blanches qui avaient tous des lunettes de protection sur le nez. On ne savait jamais ce qui pouvait exploser dans le secteur, on avait d’ailleurs dut renforcer le plafond et creuser de plus en plus pour éviter que quoi que ce soit atteigne les bureaux. Rien que la semaine dernière une fusée avait traversée les étages supérieurs avant de finir dans le bureau du commissaire alors qu’il était en entretien avec le ministre de l’intérieur. Quelques secondes plus tard, alors que tous les scientifiques regardaient le trou qui menait désormais aux étages supérieurs sir Harkness avait déboulé de l’escalier en hurlant. Tout le monde en avait pris pour son grade.
Depuis on avait rebouché le trou mais la haine contre le nouveau service, d’où venait pourtant le patron, n’avait fait qu’augmenter.
D’ailleurs il venait du reste de descendre l’escalier en fer qui menait au laboratoire et avançait d’un pas pressé vers le fond de la pièce, saluant au passage les scientifiques qu’il croisait mais qui n’avaient cependant pas intérêt à se trouver sur son chemin sous risque de se voir engueuler dans les plus brefs délais. Décidément il n’avait pas apprécié que le fusée finisse sa course dans l’entre jambe du ministre. Même les automates qui servaient d’assistants avaient le droit à la bonne humeur du patron. De toute façon il n’avait jamais aimé les automates. En fait il n’aimait pas la technologie depuis que Claude Waldan avait inondé Paris en 1878. Il était encore jeune à l’époque mais déjà il sentait que les progrès scientifiques que connaissait son époque était trop rapides, l’humanité selon lui n’était pas prête…
Mais là la plus grande menace c’était Ayala Badash, c’était un génie, peut être la plus grande de son époque, mais elle était trop pressée de prouver ce dont elle était capable, elle prenait des raccourcis. Elle inventait des moyens pour financer son projet suivant, malheureusement ça se faisait au détriment de la population. Allez savoir comment elle justifiait tout ça. Elle jugeait probablement que ses découvertes servaient un plus grand dessin, qu’elles seraient bénéfiques sur le long terme. Et force est d’avouer qu’elle avait peut être raison. Son remède universel avait certes de nombreux défauts, et pas des moindres, mais il ouvrait des pistes intéressante pour la médecine et offrait du travail aux chercheurs pour des décennies.
Mais pour le moment le commissaire avait autre chose faire que de se préoccuper de philosophie, il voulait savoir où Ayala était partie. Elle était toujours difficile à repérer, ça avait demandé des mois de recherches rien que pour connaitre son nom, ainsi que celui des deux hommes qui l’assistaient. Alors si maintenant elle pouvait disparaitre à volonté…Bon Dieu il en avait la migraine rien que d’y penser.
« Bon les cerveaux, qu’est ce que vous avez ? demanda Harkness à quelques chercheurs affairés à bricoler un petit engin en métal de la taille d’une montre à gousset. En fait ça ressemblait à une montre si ce n’est le nombre important de boutons à la place du cadran.
- Et bien, sir, on vient de construire un engin selon les paramètres retrouvés dans les notes de mademoiselle Badash ! Reste plus qu’à l’essayer patron. On allait d’ailleurs effectuer les testes préliminaires. Vous voulez rester voir ?
- On n’effectuera pas de testes, je vais l’essayer moi-même et tout de suite !
- Mais commissaire…
- Pas de mais fiston ! A cause de cette femme j’ai dut bombarder sa majesté. Allez savoir ce qu’elle est encore en train d’inventer.
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Le docteur Bell était en train de prendre un thé en face de Scotland Yard avec une charmante jeune portant un long manteau noir et donc les cheveux, de la même couleur, étaient relâchés sur les épaules.
« Décidément docteur prendre un thé est nettement plus civilisé que le café dont mes compatriotes sont si friand.
- N’est il pas ! Quand verrons-nous le résultat de votre expérience ?
- Vous m’aviez bien dit que le commissaire allait recevoir son prototype donc connaissant l’homme cela ne devrait pas tarder.
- Vous ne l’aimez vraiment pas n’est ce pas ?
- Il a tué deux de mes proches donc non je ne le porte pas dans mon cœur !
- Vous m’aviez promis de ne pas le tuer !
- Oh je ne vais pas le faire ne vous inquiétez pas ! Je vais juste l’envoyer… loin ! A si les membres du Gun Club avait eut mon appareil ça les auraient empêchés d’envoyer ce pauvre monsieur Franklin droit vers le soleil… Enfin allez savoir avec ces maniaques de la poudre à canon.
- Et où allez vous l’envoyer ?
- Sir Harkness sera le premier homme à marcher sur Mars, répondit Ayala Badash avec un sourire avant de siroter sa tasse de thé. »
Soudain à la surprise générale Scotland Yard fut entouré par un colonne de lumière et disparut ne laissant qu’un trou à la place, à la surprise générale, excepté pour mademoiselle Badash qui ne prie même pas la peine de tourner la tête et qui se concentrait sur sa tasse de thé.
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« Vous vous fichez de moi, il ne marche pas votre engin ! Retravaillez moi ça ! hurla le commissaire »
Puis il remonta l’escalier et décida d’allez fumer sa pipe à l’extérieur du bâtiment. Lorsqu’il ouvrit la porte il remarqua quelque chose d’étrange, pour dire le moins.
Il n’y avait plus de ville juste une grande étendue de sable rouge. Au loin il vit un groupe de créatures vertes olives d’environs quatre mètres cinquante disposant de six membres, ils possédaient des yeux rouges de chaque coté du crane, leurs oreilles ressemblaient à des petites antennes sur le haut de la tête, ils avaient deux fentes en guise de nez, et un bouche garnie de crocs ainsi que de deux longues défenses.
Le commissaire et le groupe étrange se regardèrent quelques instants, puis soudain les monstres sortirent leurs armes, principalement des épées et des fusils, et dans un hurlement chargèrent Scotlant Yard.
Harkness laissa tomber sa pipe, se précipita dans le bâtiment et referma les lourdes portes avant de foncer au laboratoire.
« Tout le monde se met à bosser sur le…téléporteur…et en vitesse je veux savoir comment on retourne à son point d’origine et vite, hurla-t-il avec tellement de force que tous les scientifiques, sans trop savoir pourquoi abandonnèrent leur travail en cours »